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L1 Sciences économiques et gestion - Université Angers

L1 Sciences économiques et gestion

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Taux de réussite encourageant en L1 Éco-gestion

Photo extérieure du campus St Serge avec l'enseigne de la faculté de droit, d'économie et de gestion

Les responsables de la licence 1 Sciences économiques et de gestion ont mis en place des outils d'accompagnement pour mieux identifier les difficultés des étudiants et les raisons du faible taux de réussite en première année et de l'absentéisme important. Résultats de ces nouveaux dispositifs, le nombre d'admis au semestre 1 n'a jamais été aussi élevé et l'absentéisme a été identifié comme facteur principal d'échec.

Malgré le plan de réussite en licence mis en place en 2009, le taux de réussite en première année de SEG demeurait assez faible. L'équipe pédagogique n'arrivait pas à comprendre pourquoi les étudiants décrochent en cours de semestre. Est-ce en raison d'un trop faible niveau en terminale ? Du fossé entre le lycée et l'université ? D'une orientation par défaut ? La mise en place de dispositifs d'accompagnement supplémentaires a permis d'identifier l'absentéisme comme cause principale d'échec mais aussi de faire diminuer cette « mauvaise pratique » chez les nouveaux étudiants.

QCM et entretiens personnels, des solutions efficaces

« Nous manquions d'outils pour connaître le niveau de nos étudiants avant les évaluations », observe David Cayla, responsable de la licence 1 SEG. La Faculté de droit, d'économie et de gestion a renforcé le Plan  réussite en licence à la rentrée 2011 en proposant à tous ses étudiants de première année de répondre à un QCM comprenant des questions de culture générale, de français, de mathématiques et de logique. À partir de leurs résultats et des notes du Bac, les enseignants ont reçu les étudiants individuellement pour analyser leurs résultats et pointer du doigt les points d'efforts. Chacun a pu recevoir des conseils personnalisés pour réussir sa licence 1. Malgré un questionnaire difficile, les étudiants s'en sont plutôt bien sortis. La grande majorité des étudiants avaient la capacité de réussir le semestre.

Les entretiens personnalisés et le QCM mis en place cette année semblent porter leur fruit. « Nous n'avons jamais eu autant d'admis », constate David Cayla. À souligner également, de meilleures notes : les moyennes supérieures à 14 et entre 10 et 14, au semestre 1, sont beaucoup plus nombreuses. « Les entretiens personnalisés nous ont révélé un grand nombre d'étudiants brillants », se réjouit David Cayla. Près de 30 % ont réussi leur Bac avec mention AB, B et TB. Lors des entretiens, les majors de promotion ont manifesté un réel épanouissement dans leurs études et ce premier semestre a confirmé leur choix d'orientation.

Identifier les facteurs de réussite et d'échec

Bien que les résultats de ce premier semestre soient encourageants, les enseignants ont cherché à comprendre pourquoi certains ont échoué malgré un « bagage » solide révélé par le QCM. Les enseignants ont convoqué pour un second entretien à la fin du semestre une quarantaine d'étudiants afin de comprendre les raisons de leur succès ou de leur échec. Les non-admis ont reconnu avoir décroché par manque de travail, manque de motivation ou parce qu'ils se sont réorientés depuis. Les enseignants se sont aussi penchés sur les profils des étudiants (scientifique ou littéraire), déterminés à partir de leurs notes de Bac et du QCM. Les notes en mathématiques et logique sont clairement de bons estimateurs de réussite du semestre. Après comparaison des résultats du QCM et des évaluations, il est apparu que les étudiants dont le niveau est faible dans ces matières ont peu de chances de réussir le semestre.

Mais il semble que la raison principale de l'échec est à rechercher dans l'absentéisme. Depuis septembre 2011, David Cayla s'est attelé à étudier ce phénomène dans son cours de Systèmes et doctrines économiques. Il a proposé à ses étudiants de signer une feuille de présence à chaque séance afin d'examiner la corrélation assiduité/résultats aux évaluations. Tableau montrant la répartition des effectifs et des résultats en fonction du nombre d'absences
Ses résultats sont sans équivoques. Il a détecté un « seuil de décrochage » : un écart important dans les notes apparaît à la seconde absence, la moyenne chutant de près de 3 points. Si une seule absence à un cours pendant le semestre n'a pas de conséquences sur la réussite finale, les chances de succès s'amoindrissent dès que l'étudiant rate deux cours. L'an prochain, les statistiques de présence seront élargies à d'autres cours pour confirmer ces données et ainsi démontrer aux étudiants que l'absentéisme régulier entraîne l'échec quasi-systématique aux évaluations.

Thérèse Rosset

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