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Simulateurs chirurgicaux - Université Angers

Centre de simulation en santé All'Sims

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Le virtuel au service de la formation chirurgicale

Le 21 novembre 2018

Françoise Schmitt est responsable de l'enseignement chirurgical au Centre de simulation en santé

L’UA est l’un des partenaires majeurs de la 2e Connected week, qui aura lieu du 17 au 25 novembre à Angers. Plusieurs événements à destination des professionnels et du grand public sont organisés. Le mercredi 21, des visites du Centre de simulation en santé, commun au CHU et à l’UA, sont proposées, ponctuées de quatre ateliers. Le Dr Françoise Schmitt, maître de conférences universitaire et praticien hospitalier en chirurgie pédiatrique, animera l’atelier sur les simulateurs chirurgicaux. Entretien.

En quoi consiste les simulateurs chirurgicaux ?

Françoise Schmitt, responsable de l’enseignement chirurgical au Centre de simulation en santé : L’idée maîtresse de ces simulateurs, c’est de se dire : « Jamais la première fois sur le patient ». L’enseignement traditionnel, c’était ça : on observait au bloc opératoire, et peu à peu, on prenait la main. Avec la simulation, on peut, dès le début de l'internat, apprendre et s’entraîner à la gestuelle chirurgicale. On peut commencer par des choses simples, comme les sutures, et une fois que l’on maîtrise la technique, on peut aller faire des interventions.

La simulation est particulièrement appropriée en ce qui concerne l’apprentissage de la chirurgie vidéo-assistée, qui passe par l’utilisation d’une mini-caméra, et qui permet d’être peu invasif. Ce qui est très bien pour le patient mais nécessite une gestuelle d’intervention plus complexe. Nous avons pour cela des simulateurs de cœlioscopie, certains de basse fidélité où l’on va pouvoir répéter les gestes fondamentaux qui interviennent dans une opération, et d’autres de haute-fidélité, c’est-à-dire qu’ils vont permettre de se lancer sur de « vraies » opérations simulées. Un peu comme pour les simulateurs d’avion, ils reproduisent tout le déroulé de l’opération, avec différentes options possibles, mais aussi des événements inhabituels, des complications…

Nous disposons également de simulateurs d’endoscopie qui vont, par exemple, permettre d’aller explorer des bronches à la recherche d’un corps étranger, ou encore des simulateurs de radiologie interventionnelle.

Françoise Schmitt est responsable de l'enseignement chirurgical au Centre de simulation en santé
Qui les utilise ?

FS : Ce matériel représente un investissement, et il est fragile. Donc chaque session est encadrée par un formateur diplômé. Nous mettons en place des cursus à destination des internes en chirurgie et en gynécologie – ils sont une centaine au CHU – mais ils sont aussi utilisés par des chefs de clinique ou des chirurgiens expérimentés qui veulent s’entraîner sur des gestes très précis.

Ces appareils ont aussi pour but de sensibiliser un public plus large. Chaque année, nous recevons des professionnels de la santé qui ne sont pas médecins ainsi que des étudiants dans le cadre des Summer schools afin de leur expliquer la réalité du métier de chirurgien et de sa gestuelle.

Qu’apporte ces équipements en termes de formation ?

FS : La récente réforme du 3e cycle des études de médecine, ce qu’on appelle communément l’internat, intègre clairement la simulation dans les cursus de formation. C’est aujourd’hui une obligation.

Personnellement, j’ai été formée de manière très traditionnelle : la théorie sur les bancs de la fac, la pratique auprès des pairs au bloc. Mais il est clair que l’on apprend mieux en pratiquant soi-même qu’en regardant un film. Ici, l’avantage, c’est qu’on peut recommencer 10 ou 15 fois sans danger. Ça prend juste un peu de temps.

Pour le pédagogue, l’encadrant, c’est du temps en plus à consacrer à l’interne, mais ça va aussi le rassurer sur les compétences de ses internes et il aura ainsi tendance à leur confier plus rapidement davantage de choses à faire lors d’une intervention. Et cette partie compagnonnage autour de vrais patients reste fondamentale pour apprendre à réagir quand ça ne se passe pas exactement comme dans la théorie ou sur le simulateur.

Je crois également que ces appareils répondent à la fois une demande éthique sociétale et à un contexte médico-économique, où l’on est contraint d’optimiser le temps passé au bloc, au détriment de la formation des jeunes. Il y a aussi une perspective médico-légale. Aux États-Unis par exemple, les jeunes chirurgiens n’ont pas le droit d’opérer tant qu’ils ne réussissent pas certains tests sur simulateurs. Nous n’y sommes pas. Pour l’instant.

Commentaire de Marguerite Cottenot posté le 15 novembre 2018 à 14:32

Les simulateurs chirurgicaux sont un pas de géant pour la médécine.

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Pratique


Dans le cadre de la Connected week et de la 3e édition de Science et santé connectées à Angers (S2CA), deux visites gratuites du Centre de simulation en santé, situé dans l’enceinte du CHU d’Angers, sont proposées au grand public mercredi 21 novembre : de 14h à 16h30, et, de 17h à 19h30.
Les participants prendront part, en petits groupes, à 4 ateliers thématiques : 

  • Arrêt cardiaque : votre téléphone peut-il vous sauver ?
  • Les outils de réalité virtuelle pour le réapprentissage de 7 à 77 ans
  • Simulateurs chirurgicaux - pour que vous ne soyez jamais le premier patient.
  • Anatomie virtuelle, le numérique au service de l’apprentissage

Inscriptions en ligne

Un créneau spécifique est réservé aux professionnels le mardi 20 novembre à 15h (inscription par mail à s2ca @ univ-angers.fr (s2ca @ univ-angers.fr)).

 

Retrouvez tout le programme de la Connected week 2018 sur http://connectedweek-angers.fr