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PMA bioéthique - Université Angers

Procréation médicalement assistée et lois de bioéthique

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Bioéthique : soirée-débat sur la PMA

Le 20 juin 2018

À l’occasion de la réflexion nationale sur la révision des lois de bioéthique, l’UA et le CHU d’Angers organisent une conférence-débat autour des enjeux liés à la Procréation médicalement assistée (PMA). Parmi les invités : René Frydman, pionnier de la fécondation in vitro.
Philippe Descamps, professeur des universités et gynécologue-obstétricien au CHU, les docteurs Pascale May-Panloup et Pierre-Emmanuel Bouet, respectivement responsables des unités biologique et clinique du service Assistance médicale à la procréation du CHU, sont à l’initiative de cette soirée.

Pourquoi avoir choisi d’organiser une soirée sur le thème de la PMA ?

Philippe Descamps : Depuis 6 mois, une grande réflexion nationale sur la révision des lois de bioéthique est engagée. Elle doit aboutir à un projet législatif à l’automne. Nous trouvions intéressant de mettre à portée des Angevins des experts qui peuvent expliquer les enjeux à la fois techniques et éthiques qui entourent la PMA. Nous sommes sur des questions complexes, et il nous est apparu important de fournir les clés de compréhension aux citoyens.

Pascale May-Panloup : Parfois, les gens ont une connaissance incomplète voire erronée de ce qu’est l’assistance médicale à la procréation. L’idée, c’est de leur expliquer le cadre actuel défini par la loi, de leur présenter les différentes techniques, et leur évolution récente. Cela permettra d’ouvrir la discussion sur des bases claires.

Pierre-Emmanuel Bouet : Le but est d’interagir avec la salle. Nous allons davantage insister sur les choses qui pourraient évoluer dans le cadre des prochaines lois de bioéthique. Par exemple, les études préimplantatoires sur l’embryon. Elles se font à l’étranger, afin d’améliorer les chances d’implantation dans l’utérus et donc d’améliorer le taux de grossesses. Cela soulève des questions. De même que l’autoconservation ovocytaire qui répond à des choix de vie, soit parce que les jeunes femmes souhaitent se donner le temps de trouver un compagnon, soit parce qu’elles veulent retarder, pour des raisons de carrière ou autres, l’âge de leur première grossesse. Nous aborderons également l’accès à la PMA pour les couples de femmes ou les femmes seules.

Pascale May-Panloup, Philippe Descamps et Pierre-Emmanuel Bouet dans le service AMP du CHU d'Angers
Le professeur René Frydman a accepté de participer à cette soirée…

Philippe Descamps : Oui, et c’est un honneur. C'est un grand pionnier. On dit que c’est le « père » scientifique de la fécondation in vitro en France. C’est quelqu’un qui a aussi un vécu et un recul sur les grandes mutations technologiques de la médecine, et qui est toujours en avance sur ces questions.

Après son intervention, un débat s’engagera avec la salle, animé par moi-même et la sénatrice de Maine-et-Loire Catherine Deroche, qui est à la fois médecin et membre du comité de l’Agence de la biomédecine. Elle possède cette double vue, médicale et législative, qui devrait être très intéressante.

La question de la PMA pour les couples de femmes et femmes seules a occupé l’avant-scène politique et médiatique ces derniers mois. René Frydman s’est prononcé pour. Avez-vous un avis sur ce point ?

Pierre-Emmanuel Bouet : Aujourd’hui, parmi le millier de couples que le service Assistance médicale à la procréation du CHU d’Angers accueille chaque année, nous recevons quelques couples de femmes ou femmes seules. Elles viennent s’informer, ou pour certaines tenter leur chance. Mais nous leur répondons que c’est illégal en France.

Philippe Descamps : Elles se dirigent donc vers l’étranger, en Espagne ou ailleurs. Il y a une certaine hypocrisie puisqu’elles font tout le bilan préalable en France, qui est pris en charge par la Sécurité sociale, mais elles partent à l’étranger pour l’acte final. Du moins celles qui le peuvent, celles qui en ont les moyens. Il y a une sorte d’injustice sociale. Donc peut-être est-il préférable de faire évoluer la réglementation, pour encadrer en France ce type de pratiques que l’on constate déjà dans nos consultations, et éviter ainsi les dérives et les risques auxquels les patientes s’exposent dans certains pays ?

Pratique

Grande soirée-débat « Procréation médicalement assistée et révision des lois de bioéthique : quels enjeux pour la société de demain ? »,
mercredi 20 juin 2018,
à 20 h,
à la Faculté de droit, d’économie et de gestion (13, allée François Mitterrand à Angers).

Entrée libre, sur inscription obligatoire (remplir le formulaire ci-dessous).

Inscription

Les informations ici recueillies sont destinées uniquement aux personnels de l'université et sont conservées pendant 1 mois. Conformément à la loi n° 78-17, vous pouvez accéder aux données vous concernant, les faire rectifier ou, pour un motif légitime, effacer, en contactant : webmaster@univ-angers.fr (webmaster @ univ-angers.fr).

Les intervenants

Soirée-débat animée par :

  • Pr Philippe Descamps,
    professeur des universités,
    gynécologue-obstétricien au CHU d’Angers

Avec la participation de :

  • Dr Catherine Deroche,
    sénatrice de Maine-et-Loire,
    membre du comité de l’Agence de la biomédecine
  • Pr René Frydman,
    pionnier de la fécondation in vitro en France
  • Dr Pascale May-Panloup, maître de conférence et praticien hospitalier en biologie et médecine du développement et de la reproduction, responsable de l'unitébiologique du service d'AMP du CHU d’Angers
  • Dr Pierre-Emmanuel Bouet, médecin responsable de l'unité clinique du service d’AMP du CHU d’Angers