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Amphi Ambroise-Paré - Université Angers

En l'honneur du père de la chirurgie moderne

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Santé : un amphi baptisé Ambroise-Paré

Portrait d'Ambroise Paré

À la Faculté de santé, « l’amphi 200 » devient officiellement « l’amphithéâtre Ambroise-Paré », du nom du Lavallois considéré comme le père de la chirurgie moderne. Un clin d’œil à la Mayenne qui cache une autre annonce : à compter de la rentrée 2019, les étudiants pourront suivre la première année des études de santé PluriPASS dans une antenne à Laval.

Construit à la fin des années 1960, le site Médecine de la Faculté de santé, à la jonction des rues Haute-de-Reculée et Roger-Amsler à Angers, fait l’objet de lourds travaux de rénovation et d’extension depuis 1995. Entre 2006 et 2011, trois nouveaux amphis sont sortis de terre. Les deux plus grands ont eu le droit à une inauguration officielle, contrairement à celui d’une capacité de 200 places.

L’injustice a été réparée le 14 juin 2018, lors d’une cérémonie rassemblant l’actuel et l’ex-doyen de la Faculté de santé, Nicolas Lerolle et Isabelle Richard, le président de l’UA et son prédécesseur, Christian Roblédo et Jean-Paul Saint-André, ainsi que des élus de la Région Pays de la Loire et du Conseil départemental de la Mayenne, Roselyne Bienvenu et Christophe Langouët.

Chirurgien, jamais médecin

Un buste en plâtre d’Ambroise Paré a été dévoilé. Lors d’une courte conférence, le professeur Thierry Urban a retracé le parcours de celui qui « a concouru à la reconnaissance de la chirurgie dans la médecine ».

Né en 1509 ou 1510 selon les sources, près de Laval, Ambroise Paré, fils d’agriculteur, débute modestement comme apprenti barbier chez le comte de Laval. Il rejoint plus tard son frère à Vitré, qui exerce la profession de barbier-chirurgien, taillant aussi bien dans les poils que dans les fistules à une époque où la chirurgie est interdite aux médecins.

À 20 ans, il gagne Paris et son Hôtel Dieu, où il perfectionne son art et pratique des dissections. Devenu maître barbier-chirurgien, il rejoint l’armée en 1536.

Peu à peu, il révolutionne la prise en charge des blessés de guerre. Il a par exemple l’idée de remplacer l’huile bouillante jusque-là utilisée pour nettoyer les plaies occasionnées par les armes à poudre par un onguent cicatrisant. Lors des amputations, il abandonne la cautérisation au profit d’une méthode de ligature des artères qu’il met au point. Il développe l’asticothérapie, invente des prothèses… et publie, en français.

En 1562, il devient 1er chirurgien du roi Charles IX, puis du roi Henri III en 1574. Il meurt à Paris en 1590. Ne maîtrisant pas le latin, il n’a jamais obtenu le titre de médecin de la part de la faculté.

Audacieux

Revanche de l'histoire, son nom est désormais gravé dans les murs de la Faculté de santé d’Angers. Juste à côté de l’amphithéâtre Simone-Veil, inauguré en 2013 et de l’amphithéâtre Averroès, rendant hommage au philosophe et médecin musulman du XIIe siècle. « Ces trois noms reflètent la diversité actuelle de nos étudiants, a commenté Nicolas Lerolle, à la tête de la Faculté depuis juillet 2017. Ce sont aussi des personnalités qui ont su affronter les idées de leur époque et se montrer visionnaires ».

Thierry Urban, Christophe Langouët, Nicolas Lerolle, Roselyne Bienvenu et Christian Roblédo autour du buste d'Ambroise Paré

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PluriPASS à Laval en 2019

Depuis 2015, l’UA propose un parcours PluriPASS, alternative à la Première année commune aux études de santé (Paces), permettant d’accéder aux formations de médecin, pharmacien, kiné, sage-femme, dentiste ou ergothérapeute. Si la majorité des effectifs est à Angers, une partie de la promotion suit l’année depuis Le Mans (150 à 200 jeunes). « Avec un même taux de réussite », précise Catherine Passirani, coordinatrice de PluriPASS.

À compter de la rentrée 2019, les étudiant·e·s pourront suivre la formation depuis Laval. Ils seront accueillis dans un amphithéâtre du Conseil départemental de la Mayenne et dans des salles du campus de Laval. Sur le modèle manceau, les cours magistraux seront projetés en visio-conférence. Une partie des TD sera assurée en présentiel par des enseignants.

Une centaine d’étudiants sont attendus. « Actuellement, en proportion par rapport aux autres départements des Pays de la Loire, il y a moins de Mayennais qui tentent les études de santé, constate Nicolas Lerolle, doyen de la Faculté de santé de l’UA. En leur proposant une possibilité d’études au plus près de chez eux, nous espérons combler ce décalage ».

« C’est aussi un moyen de lutter contre la désertification médicale », complète Christian Roblédo, président de l’UA.