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Patrimoine européen du cheval - Université Angers

Patrimoine européen

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Le cheval au cœur d'un projet de recherche international

Cavalière et cheval du Cadre noir (Nadège Bourdon et Rapsodie) © École nationale d'équitation

Emmené par l'Université d'Angers, un consortium de 14 universités, instituts et musée, représentant 11 pays, a décidé de répondre à l'appel à projets thématique lancé par l'Union européenne, sur « L'émergence et la transmission d'un patrimoine culturel européen ». « L'idée originale, c'est de partir du cheval et de son patrimoine pour aborder cette question », explique Sylvine Pickel-Chevalier, enseignante-chercheuse à l'Esthua, qui a pris les rênes du dossier.

En 2012, la 1re édition de l'Équi-meeting tourisme, rencontres scientifiques et professionnelles internationales organisées à Saumur, a montré toutes les potentialités offertes par un tel sujet. « Le cheval est à la charnière du patrimoine culturel matériel (à travers les harnachements, les écuries...) et immatériel, estime Sylvine Pickel-Chevalier, membre du laboratoire ESO-Angers. Il est associé à des styles de vie, élitistes ou populaires, il est lié au travail, aux loisirs... »

Omniprésent

Outil d'agriculture, moyen de transport, compagnon de guerre, symbole de réussite sociale, le cheval est omniprésent dans la construction de l'Europe jusqu'à la première moitié du XXe siècle. Il a depuis intégré d'autres fonctions (sports, tourisme, loisirs).

Dans de nombreux pays européens, on observe une revalorisation des races anciennes dites « locales », qui sont autant de marqueurs culturels et identitaires, souvent intégrés à la dynamique touristique et associés à des espaces protégés. Par exemple : le cheval de Camargue et la culture Manade dans le parc naturel de Camargue, le Percheron et la culture agricole dans le parc naturel du Perche... Ce phénomène se retrouve également en Grande-Bretagne, au Portugal, en Norvège, en Pologne.. Autant de pays représentés au sein du consortium.

Six axes de recherche

L'équipe pluridisciplinaire (histoire, langues, géographie, économie, sciences de l'environnement, agronomie...) a décidé de travailler selon six axes :

  • le patrimoine génétique. « On remet en question la notion de races locales, en montrant que les chevaux européens sont issus de mélanges. Au Moyen-âge, les soldats se déplaçaient avec leurs chevaux et cherchaient sans cesse à les améliorer par croisements avec d'autres races », rappelle Sylvine Pickel-Chevalier.
  • la contribution des chevaux à la construction des paysages, à travers les usages agricoles anciens jusqu'aux pratiques agroenvironnementales actuelles)
  • le cheval comme élément et vecteur de transmission de modes de vie traditionnels
  • le patrimoine européen des traités d'équitation (nombreux depuis l'Antiquité), et ce qu'ils disent de l'art de gouverner
  • l'évolution de l'imaginaire lié au cheval, autrefois symbole utilitaire (militaire, agricole), aujourd'hui rattaché aux loisirs et à l'affectif
  • les évolutions contemporaines de la pratique, activité largement féminisée. « 80 % des cavaliers sont des cavalières. Même si cette hégémonie s'arrête à la compétition de haut niveau », indique Sylvine Pickel-Chevalier, responsable de certaines formations de l'UFR Esthua en lien avec la filière équine (lire l'encadré ci-contre).

Une partie des membres du consortium européen s'est retrouvée à Angers, début juillet 2014 (© G. Morin/UA)
Pour monter ce projet, les partenaires ont reçu les conseils et le soutien technique de Julien Van Simaeys, jusqu'à récemment au service Europe et recherche de l'Unam. Le consortium, qui a obtenu l'appui du ministère français de la Culture, a déposé son projet en mai 2015 auprès de l'Union européenne. Son titre : « Horse as a agent of transmission of European heritage and europeanisation ». S'il est accepté, les membres, leurs chercheurs et étudiants auront deux années pour affiner leurs travaux. Une restitution est prévue en 2017, sous forme d'un colloque international et d'un livre.

 

Pour mener à bien la phase préparatoire, Sylvine Pickel-Chevalier a bénéficié du dispositif de la bourse Arianes, qui permet de prendre en charge une partie des frais de déplacements ou d'accueil nécessaires à la mise en place de projets internationaux, de recherche ou de formation. Cofinancée par la Direction de l’international et la Direction de la recherche de l'Université d'Angers, cette aide d'un montant maximum de 2500 euros est attribuée après évaluation. Seize dossiers ont été retenus au titre de l'année 2014.

 

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Esthua : 5 formations liées au cheval

L'UFR Esthua, tourisme et culture propose cinq diplômes en lien avec le monde du cheval. Avec quelque 150 étudiants, c'est la plus importante structure européenne de formation dans ce domaine.

Les cinq formations sont dispensées sur le campus de Saumur :

  • Licence Ingénierie des services, parcours Tourisme et Loisirs sportifs, avec au choix :

Contact :

Esthua - Campus Saumur
Tél. : 02 44 68 81 90
14 bis rue Montcel
49400 Saumur
pole.saumur @ listes.univ-angers.fr

14 partenaires

L'équipe engagée sur le projet de recherche européen sur le cheval comprend 28 chercheurs représentant les 14 membres suivants :

- Université d'Angers

- IFCE/Inra (Languedoc-Roussillon)

- Université de Caen

- Leeds Metropolitan University (Royaume-Uni)

- Norwegian University (Norvège)

- Holar university College (Islande)

- Uniwersytet Warszawski (Pologne)

- University of West Hungary (Hongrie)

- MTT Agrifood research institute (Finlande)

- Università degli Studi del Molise (Italie)

- Universidade Lusófona de Humanidades e Tecnologias (Portugal)

- Universidade de Lisboa(Portugal)

- Czech University of Life Sciences (République tchèque)

- German equine museum (Allemagne)