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Journée "Gastronomie et Développement Local" - Université Angers

Journée "Gastronomie et Développement Local"

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Appel à communication

Journée "Gastronomie et Développement Local"

Du 4 janvier 2012 au 24 février 2012

Université d’Angers, 25 Octobre 2012
Organisée par le Groupement de Recherche ANgevin en Economie et Management (GRANEM) et le laboratoire Espaces et SOciétés (ESO) – Angers, cette première journée de recherche pluridisciplinaire se déroulera à l’UFR Ingénierie du Tourisme, du Bâtiment et des Services (ITBS, campus Saint Serge).

L’inscription par l’Unesco en novembre 2010 du « Repas gastronomique des Français » sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité atteste d’une véritable patrimonialisation de la gastronomie. La cuisine, les « bons produits », les recettes, les grands cuisiniers, la critique gastronomique participent depuis longtemps à la renommée d’un territoire ; et il apparaît aujourd’hui qu’ils offrent un potentiel important en termes de développement économique local.

Le choix délibéré et motivé de plusieurs cuisiniers (Michel Bras, Régis Marcon, Michel Trama…) d’installer leurs restaurants dans des espaces isolés et considérés comme peu propices à l’offre d’une restauration de renommée internationale conduisant à l’activation-réactivation de leur vitalité pose en effet la question des effets géographiques, socioculturels et économiques de la gastronomie. Les stratégies de ces chefs montrent que le restaurant valorise-revalorise des espaces (ruraux en particulier) et participe à une dynamique de développement économique local fondée sur le tourisme et les mobilités de loisir.

La réputation de grandes régions françaises (Périgord, Bordelais, Pays Basque, …), leur rayonnement et, corrélativement, leur attractivité ont été bâties en particulier sur l’offre de produits localisés, de cuisines et/ou de vins d’exception. Ces territoires sont animés par des réseaux d’acteurs très divers, depuis les producteurs, les transformateurs, les négociants jusqu’aux restaurateurs, aux hôteliers, aux clients et, bien sûr, aux habitants – permanents et temporaires (touristes)-, qui tous contribuent au développement du territoire. Cependant, l’analyse des pratiques touristiques montre que la plupart des touristes mettent en oeuvre des combinaisons variées autour d’intentions principales (repos, jeu, découverte, sociabilité). La place de la gastronomie au sein de ces pratiques mérite d’être mieux cernée afin de dépasser les notions peu opératoires d’oenotourisme, de tourisme vitivinicole, de tourisme gastronomique et autres appellations centrées sur l’offre.

Peut-on parler alors de systèmes productifs localisés organisés autour de la gastronomie, ou d’intégration de la gastronomie au sein de SPL touristiques ? Par quels mécanismes et à quelles conditions les réseaux d’acteurs de la « filière gastronomique » peut-il contribuer, voire insuffler, une dynamique de développement local ? Quelles sont les forces en présence ? Quelles sont les mécanismes de proximité et de confiance ? Quelles sont les intermédiations? De quelles manières la gastronomie joue-t-elle dans le contexte socioéconomique local ?

Les enjeux sont, semble-t-il, importants : l’encouragement d’une agriculture à objectifs qualitatifs et de circuits économiques courts, la dynamisation du marché du travail, la vitalité touristique, la valeur du lieu et la sensibilisation à une identité culturelle locale fondée sur le goût et l’aliment mis en bouche… Dans le même temps, ces grands cuisiniers, leurs restaurants et/ou leurs discours gastronomiques constituent progressivement des « labels de qualité », des « marques » pour les territoires d’appartenance. Quel est l’impact de ces «marques » dans la dynamique de développement local et quelles sont leurs places dans les supports et contenus de communication ? Dans les guides gastronomiques tels que le Guide Michelin ?

Téléchargez l'appel à communication (Date limite d'envoi des intentions de communication : 24 février 2012)

Cécile CLERGEAU
cecile.clergeau @ univ-angers.fr

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