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Appel à communication - Université Angers

Appel à communication

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Jusqu'au 1 mai 2012

Des promenades comme une alternative à la monte en club (© IFCE)

L’objectif est de proposer des débats à échelle internationale entre des chercheurs issus des différentes disciplines de sciences humaines et sociales et les acteurs concernés par l’essor des loisirs et des tourismes, liés au cheval et aux pratiques équestres. Le dessein de ce colloque consiste à identifier les enjeux de cette dynamique, notamment en termes de développement local, mais aussi de permettre une meilleure connaissance des pratiques et pratiquants, qui induit une réflexion sur l’évolution de la formation et des métiers de l’encadrement de l’équitation.


Il s’agit donc de créer un espace d’échanges et de réflexions international entre universitaires, acteurs politiques, représentants des institutions, des associations et des entreprises du secteur, pérennisé sur le long terme, grâce à l’organisation récurrente de cet évènement tous les 4 ans.
Dans le cadre de la diffusion des loisirs, le développement significatif des pratiques équestres est attesté. En France, le nombre des licenciés a été multiplié par près de cinq ces vingt-cinq dernières années, entre 1984 (145 071) et 2010 (687 334 licenciés),  selon la Fédération Française d’Equitation (FFE). Or, la place du « loisir » y est prépondérante : en 2010, à peine 10,5% de ces licences ont un fléchage compétition, ce qui signifie que près de 90% des pratiquants se concentrent sur le loisir dans sa pluralité. En effet, si le profil global des équitants est connu et témoigne d’une forte homogénéité (81,4% de femmes et 65,2% de jeunes de moins de 17 ans notamment en 2010 selon les licences délivrées par la FFE), les spécificités des pratiques doivent être davantage explorées, en raison de la diversité des activités que recouvre l’équitation, depuis les disciplines traditionnelles du dressage, de l’obstacle, du cross, des courses, jusqu’à la voltige, l’attelage, le polo, le horse-ball, le ski jöering, le pony games, l’endurance, le TREC, l’équitation western, le tourisme équestre, etc. Par ailleurs, tous les cavaliers ne sont pas référencés, en particulier les adeptes de l’équitation dite d’extérieur, ces pratiques ne nécessitant pas obligatoirement l’affiliation à la Fédération (obtention d’une licence) comme le requiert la monte en club.

Au-delà du constat de l’essor de l’équitation et de la diversification des modalités de usages, la connaissance et la compréhension des manières de pratiquer et des représentations relatives à l’équitation constituent un champ d’analyse encore peu exploité, en France, mais aussi à échelle internationale. En effet, on peut s’interroger sur la diffusion des pratiques et de l’offre équestre dans le monde, ainsi que sur leurs modalités d’accès : observe-t-on des phénomènes comparables, des transferts de modèles ; ou au contraire des pratiques et accès originaux, en fonction des spécificités culturelles des pays ou des régions concernées ?

Il est aussi nécessaire de s’intéresser aux métiers et l’adaptation des dispositifs de formations des professionnels encadrant les activités équestres. Les formations orchestrent-elles ou accompagnent-elles l’évolution d’une pratique originellement militaire et socialement élitiste vers un loisir sportif ouvert à différentes catégories sociales.

On s’interrogera plus particulièrement sur les ruptures et les permanences constatées dans l’enseignement de l’équitation à échelle internationale, en comparant notamment les pays dotés d’une école d’enseignement nationale (Ecole Nationale d’Equitation de Saumur, Ecole Royale Espagnole de Jerez, Ecole de Vienne) ou d’une institution en cours de création (l’Institut National du Cheval de Rabat) et les pays qui n’en sont pas pourvus.
Enfin, il conviendra d’identifier les effets socio-économiques des pratiques de loisirs équestres dans les territoires, en prenant en compte à la fois les destinations qui mobilisent cette image et cette activité depuis longtemps (Deauville, La Baule, Saumur, Chantilly, Badminton, Cirencester, Lexington –qui s’auto-proclame « capitale mondiale du cheval »-, Jerez, Vienne, Rabat, etc.), comme ceux qui y accèdent nouvellement.

Dans ce contexte, on questionnera le rôle des actions des politiques publiques et des initiatives privées, en étudiant les conditions de leur mobilisation et leurs dynamiques respectives – l’équitation étant entendue ici comme une ressource territoriale. Comment se combinent, dans cette perspective, les caractéristiques socio-économiques des lieux et l’historicité des pratiques équestres des territoires, en France et dans le monde ?

Trois axes de réflexions sont proposés :

  1. Les acteurs et les pratiquants des loisirs et du tourisme dans le champ de l’équitation
  2. Formations et métiers dans les domaines de l’encadrement de l’équitation de loisirs et de compétitions amateurs
  3. Le cheval et les pratiques équestres : un levier de développement socio-économique des territoires ?

Sylvine Chevalier Pickel
sylvine.chevalier @ univ-angers.fr

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