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4e colloque sino-européen - Université Angers

4e colloque sino-européen

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Tourisme : à la recherche d'une langue commune

Photo de plage, illustration du colloque sino-européen en tourisme

Du 1er au 3 juillet 2015, l'UFR Esthua a accueilli le 4e colloque sino-européen du tourisme, organisé par l'Université d'Angers en partenariat avec son homologue de Ningbo. La rencontre, proposée dans le cadre d'Angers TourismLab., a permis de faire le point sur la recherche internationale en tourisme, plus particulièrement sur les aspects méthodologiques et épistémologiques.

Les trois précédents colloques se sont déroulés en Chine. Le premier, en 2011, s'est penché sur la « Troisième révolution touristique », qui a vu des sociétés émergentes accéder à de nouvelles pratiques. Le deuxième, en 2013, s'est concentré sur les espaces côtiers. Le troisième, organisé l'an dernier, s'est focalisé sur le tourisme en milieu rural.

Aussi riches qu'elles furent, ces rencontres entre chercheurs issus de disciplines et de cultures différentes ont « mis en exergue des différences de méthodologies, de définition d’un même objet, de postures scientifiques face à celui-ci », expliquent les organisateurs de la 4e édition, le géographe Benjamin Taunay et le sociologue Christophe Guibert, enseignants-chercheurs à l'Esthua. Pour le dire simplement, Français et Chinois se sont rendus compte qu'ils ne s'intéressaient pas forcément aux mêmes choses, qu'ils n'utilisaient pas les mêmes mots pour en parler, et qu'en plus, chaque discipline qui concourt à l'étude du tourisme avait son dialecte. D'où la nécessité d'un rendez-vous consacré non pas à la présentation de résultats scientifiques, mais à la fabrique de la connaissance.

Des avancées

Les travaux qui ont réuni durant trois jours à Angers des géographes, des historiens, des sociologues et spécialistes des sciences de gestion, français, chinois, mais aussi africains et sud-américains, ont permis des « avancées assez significatives, se réjouit Benjamin Taunay, membre du laboratoire ESO-Angers et coordinateur du programme Bronzer en Chine. On voit mieux comment travailler les uns avec les autres. Grâce aux communications et aux échanges riches qui les ont accompagnées, on a progressé sur les mots utilisés, les concepts, la délimitation des objets de recherche, les liens entre disciplines... »

En attendant le 5e colloque prévu en Chine en 2016, un livre reprenant les principaux apports du colloque est en préparation. Il viendra compléter les études encore peu nombreuses qui font le lien entre épistémologie et recherche en tourisme.

Les participants du premier colloque sino-européen organisé en France

                          Un événement d'Angers TourismLab.


Ce 4e colloque sino-européen est l'une des actions soutenues par Angers TourismLab. Dans le cadre de cette démarche initiée par la Région qui associe les aspects recherche, formation et innovation (RFI) en tourisme, la Chine a été défini comme un partenaire stratégique. Ce choix est en partie dû à la collaboration avec l’Université de Ningbo, mais repose également sur les partenariats qu'entretiennent l'UA et l'Esthua avec les universités de Zhejiang Gongshang à Hangzhou, de Ludong à Yantai, l'Université Sun Yat-Sen à Guangzhou, l’Université polytechnique de Hong Kong, l’Institut franco-chinois du tourisme de Canton et l’Université de Canton.

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Revivre le colloque en vidéo

Retrouvez la vidéo de la table ronde professionnelle organisée dans le cadre du colloque, intitulée « Travailler avec les marchés touristiques chinois » :


En savoir plus

 

  • Consultez le site dédié au colloque

 

Des liens forts avec Ningbo

Pour Jean-Paul Saint-André, président de l'Université d'Angers, l'organisation d'une 4e édition de ce colloque international « témoigne du partenariat entre l’Université de Ningbo et l’Université d’Angers qui se traduit à la fois sur le plan de la formation et celui de la recherche.

Depuis 2010, un double-diplôme permet chaque année à une trentaine d’étudiants chinois de venir à Angers réaliser leur première année de licence. L’ouverture d’un double-diplôme de niveau master à compter de la rentrée prochaine est le signe que ce partenariat pédagogique fonctionne et qu’il répond à une véritable demande.

Dans le domaine de la recherche, les interactions entre nos deux établissements sont également nombreuses. Des enseignants-chercheurs chinois et français interviennent régulièrement en qualité de professeurs invités. Ces échanges ont déjà permis la publication d’une dizaine d’articles scientifiques parfois co-rédigés ».