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Turbulences - Université Angers

Turbulences

Trio de percussions de l'ONPL

Le 6 février 2012

Turbulences, trio de percussions de l'ONPL

Concert à l'occasion de la semaine "Musique d'Actualité", en partenariat avec l'ONPL, le Conservatoire d'Angers et l'association Hors Piste.

à 20h30 l'Espace Culturel de l'Université

Tarifs : étudiants / scolaires  5€ - réduit  8€ - plein tarif 12€q

 

Musiques d’Aujourd’hui

 

Programme :
  • Musique de tables de Thierry De Mey (1956)
  • Rain tree de Toru Takemitsu (1930-1996)
  • 24 loops de Pierre Jodlowski (1971)
  • Sonate en triohm (extraits) de Laurent Durupt (1980)

 

Le trio « Turbulences » de l’ONPL

Le Trio Turbulences est composé de Bruno Lemaître, professeur au Conservatoire de St Nazaire, d'Arnaud Oster, timbalier soliste à l'ONPL et d'Abel Billard, percussionniste soliste à l'ONPL.

 

Pour débuter le concert, vous entendrez l’œuvre insolite Musique de tables, de Thierry De Mey, musicien et cinéaste belge, né en 1956 à Bruxelles.

Ce n’est qu’après avoir suivi des études de cinéma que Thierry de Mey aborde la composition musicale. Au fil de ses rencontres, il se tourne vers la composition de musiques de scène, notamment pour Anne Teresa de Keersmaeker.

Créée en 1987, cette œuvre nous plonge aux origines de la percussion où tout est prétexte à la musique : ongles, paumes, doigts, phalanges... Dans cette œuvre, les percussions sont corporelles et chorégraphiques : un véritable théâtre musical, théâtre de gestes.

 

Rain Tree de Toru Takemitsu va vous emmener au pays du soleil levant. L’influence du Japon pour Takemitsu, sa terre natale ne s’arrête pas à la musique mais va s’étendre à son attachement pour la nature. Elle met à l’honneur les claviers avec 2 marimbas et un vibraphone qui tient la partie solo de l’œuvre ainsi que des crotales, petites cymbales métalliques nous envoutant par leurs sonorités aux résonnances asiatiques.

Le titre « Rain tree », l’arbre à pluie, est inspiré d’une nouvelle de Kenzaburo Oé :

« On l’appelait l’arbre à pluie », car son feuillage abondant laissait tomber la pluie de la nuit jusqu’au jour suivant. Ses milliers de feuilles en forme de petits doigts retenaient l’eau, alors que les autres arbres séchaient rapidement. Quel arbre ingénieux, n’est-ce pas ? ».

 

24 loops de Pierre Jodlowski

Pierre Jodlowski développe son travail en France et à l’étranger dans le champ des musiques d’aujourd’hui. Sa musique, souvent marquée par une importante densité, se situe au croisements du son acoustique et du son électrique et se caractérise par son ancrage dramaturgique et politique ; Son activité le conduit à se produire dans la plupart des lieux dédiés à la musique contemporaine mais aussi dans des circuits parallèles, danse, théâtre, arts plastiques, musiques électroniques. Il est également fondateur et directeur artistique associé du collecif éOle - en résidence à Odyssud Blagnac depuis 1998 - et du festival Novelum à Toulouse et sa région. Lauréat de plusieurs concours internationaux, il a obtenu le Prix Claude Arrieu de la SACEM en 2002 et a été accueilli en résidence à l’Académie des Arts de Berlin en 2003 et 2004. Ses œuvres et performances sont diffusées dans les principaux lieux dédiés aux arts sonores contemporains en France, en Europe au Canada, en Chine au Japon et à Taïwan ainsi qu’aux Etats-Unis. Ses œuvres sont en partie publiées aux Éditions Jobert et font l’objet de parutions discographiques et vidéographiques. Depuis 2009, il est compositeur en résidence associé à la scène conventionnée Odyssud - Blagnac [dispositif initié et soutenu par la SACEM et le Ministère de la Culture.]

 

24 Loops fait partie d’un cycle de musique cumulative, initié en 2006 avec une pièce pour quatuor à cordes et que je développe aujourd’hui dans le cadre de différents projets. Le principe d’écriture cumulative consiste à utiliser les ressources électroniques pour empiler des séquences jouées en direct. Dans les pièces que j’ai composées sur ce principe tout ce qui est joué par les musiciens est, au fur et à mesure, figé dans le temps par un système de mise en boucle. La musique ainsi créée est le résultat des empilements des éléments successifs. Dans cette pièce, vient s’ajouter un processus scénographique proposant aux musiciens de créer une sorte de ronde, chacun venant, à tour de rôle, « remplir » l’espace sonore. À l’issue de la 24ème cellule, une phase d’improvisation vient prolonger plus librement l’espace musical.

 

Sonate en triohm (extraits) de Laurent Durupt

Lauréat de concours internationaux (1er prix FLAME à Paris en 2001, 3ème prix Scriabine à Grossetto en 2002, 1er prix Luciano Gante à Pordenone en 2003), Laurent Durupt est invité dans de nombreux festivals comme les Salzburger Schlosskonzerte (Salzbourg, Autriche), Nei suoni dei luoghi (St Lavrec,Croatie), Carré d’As (Chartres) ou les Nancyphonies (Nancy) et se produit comme soliste ou en musique de chambre, en France comme à l’étranger (Université Autonoma de Madrid, Opéra d'Amsterdam...).

Il fonde en 2006 le duo LINKS avec son frère percussionniste et remporte avec lui deux prix de concours internationaux de musique de chambre: "Musique d'ensembles" (Paris) et "Contempory Chamber Music" (Cracovie). Ils suivent ensemble, depuis 2009, les cours de musique de chambre de Jens MacManama (cursus de Master au Cnsmdp), et participent activement au développement du répertoire pour leur formation originale, comme par la commande de la pièce "Edges" de F.Bedrossian (2010) qui leur est dédiée. En 2010, ils se produisent entre autres dans la saison parisienne du "Cabaret Contemporain", au Théâtre du Châtelet avec le conte musical "Zéphyr" qu'ils cosignent avec Olivier Cohen et Olivier Calmel, ainsi qu'au festival Archipel (Genève) où ils donnent la création suisse de la pièce "Interstices" de Philippe Hurel.

« Lorsque je suis sorti pour la première fois du cours de nouvelles technologies, j'avais en tête l'idée que dorénavant mon activité de musicien serait polluante. En effet, auparavant et pour peu que mon piano fut à côté d'une fenêtre, je n'avais guère besoin d'autre source d'énergie qu'un verre d'eau de temps à autre... Mais depuis ce jour, mon activité serait électrique, donc (en France) nucléaire, donc polluante. Cette pensée s'est rapidement dissipée dans l'enthousiasme de l'appropriation de ces nouvelles technologies, avec lesquelles je devint peu à peu plus confiant, et qui devaient devenir le sujet central de ce projet de master. L'idée initiale était en effet d'illustrer l'histoire de l'écriture électronique, dans une pièce qui serait aussi une récapitulation de mon apprentissage dans ce domaine. Ce n'est qu'avec la catastrophe de Fukushima que ce rapport entre électronique, électricité et environnement me revint brutalement en tête, et contamina l'écriture pour lui donner une forme toute autre.

Ainsi dans cette partition, les trois percussionnistes, au milieu d'un instrumentarium en forme de sigle nucléaire, parcourent sept mouvements qui sont autant d'études sur les rapports possibles entre électronique et monde instrumental, selon un plan général qui s'inspire directement de la sonate en trio baroque, et plus particulièrement la sonata da camera comme on peut la trouver chez Corelli (auquel je rend hommage en reprenant à mon tour un thème de Follia). La courbe dynamique de l'œuvre entière est celle d'une onde sinusoïdale (commune au monde musical et au monde électrique), soit une variation positive et négative autour d'un point 0. »

Les extraits joués de cette sonate seront les n°3, 5, 6 et 7

N°3 : Courante Alternative

L'électricité comme squelette temporel.

Cette partition fut l'occasion pour moi de pousser à son comble le potentiel de virtuosité apporté par l'utilisation de clictrack différents. En effet des "métronomes" individuels et différents sont envoyés dans les casques des instrumentistes, permettant des expérimentations poussées, comme des déphasages extrêmement progressifs, à un tempo très rapide. Certains passages, très difficile à jouer, car forçant les percussionnistes à faire abstraction des autres parties, sont décalés de quelques fragments de secondes, en-deçà de la perception humaine, faisant donc basculer l'écoute d'un rythme à celle d'un timbre, ou donnant l'effet d'une résonance autour d'une attaque.

N°5 : Sarabande Passante

L'électricité comme paysage.

Ce mouvement est mon premier travail pour électronique seule, et cherche à mettre en évidence les liens tenus entre sons électronique et bruits de la nature. En effet, cette pièce n'est composée qu'à partir de bruits blancs plus ou moins filtrés, en fréquence et en dynamique, dans le but de dessiner dans une deuxième partie un paysage naturel que tout le monde pourra reconnaître. Les percussionnistes interprètent une partition optionnelle qui donne à ce mouvement un caractère rituel et méditatif, tandis que, tournant autour des instruments, ils transforment le sigle nucléaire en le mouvement lent d'une éolienne imaginaire, tout en ajoutant leur propre contribution de bruit blanc. Ce mouvement est dédié à la mémoire de ma grand-mère.

N°6 : Folie en traitement

L'électricité comme prolifération aléatoire.

Le thème de la follia, qui a traversé toute les périodes jusqu'à aujourd'hui, se retrouve ici démultiplié par l'électronique. Ainsi la "folie" n'est plus illustrée par un tempo dément, mais par une perte progressive de l'identification des sources, entre marimba réel, et écho numérique. En parallèle à ce "traitement", le thème subit également une lente variation par l'ajout progressif de grace-notes toujours plus chromatiques.

N°7 :   Gigue à octets

L'électricité comme genre musical.

Comment ne pas placer dans une suite de danse, une partition illustrant ce que l'électricité a apporté à la danse d'aujourd'hui? C'est en effet l'électronique qui a métamorphosé les lieux dansants, faisant passer du bal au dancing pour arriver aux clubs et boites de nuits actuelles, où le rythme déshumanisé par la machine est devenu le fondement essentiel d'une musique d'un nouveau genre sur lequel se déchaînent les humains de tous horizon. J'ai donc voulu terminer cette sonate par l'appropriation de ce genre particulier. La structure de la pièce est la conversion binaire rétrogradée d'une suite numérique allant de 0 à 255. Chaque 1 obtenu correspond à un impact tandis que 0 équivaut à un silence. Ainsi les 256 premières mesures contiennent un rythme dispersé entre les instrumentistes (mesure 1: 1000 0000, mesure 2: 0100 0000, mesure 3: 1100 0000, etc...). Ce processus abouti à une coda plus libre et plus proche de la musique dansante électronique, comme pour achever ces quelques quarante minutes de musique par une touche de légèreté et de fête."

l'Orchestre National des Pays de la Loire

logo ONPL

Les musiciens de l'ONPL jouent régulièrement à l'Université et proposent des concerts à prix réduit pour les étudiants. Campus en musique, et concerts étudiants au Quai d'Angers, au centre des congrès... Programme à consulter sur www.onpl.fr

l'Espace Culturel

Salle de spectacle de l'Espace Culturel de l'Université d'Angers

Espace Culturel de l'Université
Campus Saint Serge, Bâtiment de la Présidence,
4 allée François Mitterrand, 49100 Angers.
02.41.96.22.96 - [dci(at)contact.univ-angers.fr ( dci @ contact.univ-angers.fr)]

Horaires d'ouverture :

Du lundi au vendredi, de 9h00 à 17h00.
Accueil fermé le mercredi.

[Plan d'accès]

visuel Musique d'Actualité

Musique d'Actualité

Du 3 février 2012 au 6 février 2012

Trois concerts sont organisés à l'Espace Culturel avec l'ONPL et le Conservatoire d'Angers. Au programme, duo flûte percussions, Sax Machine et Turbulences.

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